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Comment gérer son eau ?

À la journée : tu emportes tout ton stock

Sur une rando de quelques heures, la règle est simple : tu pars avec toute l’eau dont tu auras besoin, sans compter sur un ravitaillement en cours de route. Compte en général entre 1,5 et 2 litres pour une sortie de 4 à 6 heures par temps tempéré, et davantage si tu randonnes en plein été ou sur un terrain très exposé au soleil. Une source ou une fontaine croisée en chemin est un bonus, jamais une certitude: beaucoup se tarissent l’été, et rien ne garantit qu’elle soit potable.

Sur plusieurs jours : le ravitaillement devient obligatoire

Impossible de porter 6 litres d’eau pour 3 jours de trek : le poids serait ingérable. Sur une itinérance, tu dois donc repérer à l’avance les points de ravitaillement sur ton tracé (sources, fontaines de village, refuges gardés ou non gardés) et anticiper les tronçons les plus secs, en particulier en été. C’est un vrai travail de préparation en amont : identifie les sections de plusieurs heures sans point d’eau connu, pour ne pas te retrouver à sec en pleine montée.

💡 Toutes les randos que tu retrouves sur @jsuispasguide intègrent à chaque fois les points d’eau disponibles (ou non).

Ce que l’eau sert à faire, au-delà de boire

Le calcul ne s’arrête pas à ta consommation directe. Si tu manges des repas lyophilisés, chaque sachet demande une quantité d’eau chaude non négligeable (souvent 300 à 500 ml selon la marque).

Ajoute à cela l’eau pour te débarbouiller un minimum le soir, surtout sur un trek de plusieurs jours. Un besoin qu’on sous-estime facilement au moment de préparer son sac.

🧽 Pour limiter ta consommation d’eau, tu peux aussi privilégier les lingettes pour bébé biodégradables. Attention, si elles ne sont pas biodégradables elles contiennent généralement du plastique. Dans ce cas, tu dois les conserver comme détritus jusqu’à ton retour en vallée.

La gourde filtrante, en cas de nécessité

C’est l’outil qui change la donne sur un trek : elle te permet de te ravitailler directement à une source, un ruisseau ou une fontaine en cas de nécessité.

Elle a toutefois ses limites : la plupart des filtres arrêtent bactéries et parasites, mais pas forcément tous les virus ni les polluants chimiques (pesticides, métaux lourds). Reste donc prudent sur une eau stagnante, trouble, ou dont tu doutes de l’origine (proximité d’un alpage, d’une zone agricole) et privilégie toujours les sources d’eau potable ou au moins dans les refuges.

Dans tous les cas, je te conseille de combiner la gourde filtrante avec une pastille de Micropur pour mettre toutes les chances de ton côté. Rien de pire que de tomber malade en rando.

En résumé

À la journée : tu pars avec ton stock complet, pas de ravitaillement prévu.
En itinérance : tu repères tes points d’eau à l’avance et tu te ravitailles en route.

Et dans les deux cas, la gourde filtrante est un excellent complément mais pas une garantie absolue contre tous les risques.

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